Voici donc le troisième et dernier grand type de pouffard de la route:
"le pouffard couché"
"le pouffard couché"
On le nomme ainsi car sa position de conduite favorite consiste à éloigner le plus possible, vers l'arrière, les épaules du volant.
Pour cela le pouffard "couché" règle son dossier de siège de manière à ce que l'angle entre l'assise et le dossier du siège soit supérieur à 135°.
Certains pouffards "couchés" arrivent parait-il à tenir un angle de plus de 150°!
Cela nécessite d'avoir une taille de bras très supérieure à la moyenne.
Pas de problème pour eux, puisque génétiquement le pouffard étant entre l'homme et le chimpanzé, il est avantagé par la nature de ce point de vue.
Pourquoi une telle position ?
1/Le modèle absolu pour les pouffards "couchés" semble être la position de conduite adoptée par le policier géant du film "Police Academy" qui s'assoit directement sur le siège arrière des voitures trop petites pour lui quand il veut conduire.
Néanmoins, les pouffards actuels ne possèdent pas cette référence culturelle, réservée aux pouffards des années 87-88.
On peut penser alors que la tradition s'est transmise depuis cette époque, par intégration successive de nouveaux pouffards chaque année, les anciens pouffards devenant des blaireaux, comme je l'ai expliqué l'année dernière.
2/Une autre explication à ce geste, c'est que les pouffards "couchés" ont noté que les pilotes de formule 1 sont très allongés dans leurs baquets pour gagner de l'aérodynamisme.
Or les pouffards n'ayant pas toujours assimilé les subtilités de la mécanique des fluides, ils pensent qu'en s'allongeant dans leur voiture, ils améliorent la pénétration dans l'air de celle-ci.
3/Sinon, il reste aussi l'explication "spatiale".
Les pouffards "couchés"ont vu à la télé que les astronautes au début, étaient presque couchés dans les fusées pour résister à l'accélération.
Donc au cas où leur Golf TDI déciderait un jour de passer le mur du son sans prévenir, ils préfèrent anticiper.
Heureusement qu'ils ne savent pas lire, sinon en prenant modèle sur "Tintin" dans sa fusée lunaire,on les verrait conduire à plat ventre sur le siège ...
Lorsqu'on est suivi par un pouffard "couché", on a l'impression que sa voiture est télécommandée, puisque le pouffard est alors quasiment sous le niveau du tableau de bord.
On ne distingue de lui que la visière de sa casquette à la con.
La question se pose donc : comment le pouffard "couché" fait-il pour voir la route ?
Eh bien il regarde entre les branches du volant.
Certains achètent même des volants "sport" avec les branches trouées , pour améliorer les dimensions du champ de vision.
Quand il sort de sa voiture, le pouffard "couché" a mal à la nuque (il faut qu'il maintienne sa tête verticale malgré l'angle du corps).
Il a les bras et les jambes à la limite de la crampe et donc complètement raides
Donc on peut conclure qu'il est facile de les distinguer les uns des autres, même en dehors de leurs véhicules.
Leur position de conduite et le temps qu'ils passent dans leur voiture fait que leur apparence en est transformée.
Alors que le pouffard "décalé" a un torticolis et une scoliose, que le pouffard "doubleur" se dandine comme un chimpanzé, le pouffard "couché" ressemble lui à Frankenstein (qui n'est pas je le rappelle le fils de Franck Ribéry et d'Albert Einstein, malgré sa ressemblance physique avec le premier ).
Soulignons, pour finir, que les pouffards de la route, qu'ils soient "décalés", "doubleurs" ou "couchés" font tous partie de l'ensemble plus vaste des pouffards "de parking".
C'est à dire que quand ils ne roulent pas, on les voit garés en troupeau sur un parking ou une place de village.
Même s'ils habitent à 20 mètres , ils viennent en voiture, preuve que l'essence n'est pas assez chère, contrairement à ce qu'on veut bien nous faire croire.
On voit alors toutes les "pouffard-mobiles" garées, portière ouverte et musique à fond, avec souvent un petit pack de bière à proximité plus quelques grammes de cannabis pour les amateurs.
Et autour, on voit des pouffards plus jeunes, montés , eux , sur des scooters, qui admirent leurs illustres aînés en songeant, que lorsque ceux-ci seront devenus des pouffons puis des blaireaux ( voir la "leçon de pouffardologie appliquée"), ce sera à leur tour de se transformer en pouffards de la route.
C'est quand même bien foutu la nature, non ?



